Maroc-Tchad : vers un nouveau modèle économique Sud-Sud
Le Maroc et le Tchad renforcent leur coopération économique et commerciale. Pour toi, entrepreneur MRE, c'est un signal fort pour investir dans…
En 10 secondes : Le Maroc et le Tchad renforcent leur coopération économique et commerciale. Pour toi, entrepreneur MRE, c’est un signal fort pour investir dans le Sud global.
Que prévoit l’accord entre Bourita et Fadoul ?
Nasser Bourita et Mahamat Saleh Fadoul, respectivement ministres des Affaires étrangères du Maroc et du Tchad, ont affirmé leur volonté commune de renforcer la coopération bilatérale, selon La Vie Éco. L’objectif affiché est clair : transformer les relations diplomatiques en un partenariat économique et commercial concret et durable.
Les deux parties ambitionnent de hisser ce partenariat au rang de modèle de coopération Sud-Sud. Cela signifie que le Maroc ne se contente plus d’une approche diplomatique classique, mais cherche à exporter son savoir-faire et à créer des synergies industrielles avec N’Djamena. Le Tchad, de son côté, voit dans le modèle marocain un accélérateur de croissance pour ses propres infrastructures.
Pour les MRE qui investissent ou commercent entre l’Europe et le Maroc, ce rapprochement est un indicateur stratégique. Si les flux commerciaux s’intensifient entre le Royaume et le Tchad, les hubs logistiques de Casablanca deviennent des points de transit critiques pour l’exportation de produits marocains vers l’Afrique centrale.
Pourquoi viser un “modèle de coopération Sud-Sud” ?
Le concept de coopération Sud-Sud, porté par la vision royale, repose sur l’idée que les pays émergents doivent s’entraider sans passer par le prisme des anciennes puissances coloniales. D’après la publication La Vie Éco, ce modèle vise une croissance partagée où le transfert de compétences est bidirectionnel.
Concrètement, cela se traduit par des accords dans des secteurs clés comme l’agriculture, l’énergie et la logistique. Le Maroc dispose d’une expertise reconnue dans la gestion de l’eau et les engrais (via l’OCP), tandis que le Tchad offre des opportunités massives dans les ressources naturelles et le commerce transfrontalier. Ce pivot stratégique permet au Maroc de consolider son ancrage continental tout en diversifiant ses partenaires commerciaux hors Europe.
L’enjeu est également politique : créer un bloc économique solide en Afrique pour mieux négocier sur la scène internationale. Pour un investisseur, cela réduit les risques pays grâce à des cadres juridiques bilatéraux plus protecteurs et des facilitations douanières accrues.
L’impact sur ton quotidien d’entrepreneur MRE
Si tu es un MRE installé dans un pays du Sud global ou si tu gères des affaires entre l’Europe et le Maroc, ce renforcement diplomatique est une porte ouverte. Ce n’est pas seulement une affaire de ministres, c’est une opportunité de marché. Les secteurs de l’agro-industrie et du BTP seront les premiers bénéficiaires de ces accords.
L’action concrète pour toi est de surveiller les appels d’offres et les forums d’affaires organisés par le CCME (Conseil Communauté Marocaine à l’Étranger). Si tu as des compétences en ingénierie ou en commerce international, le corridor Casa-N’Djamena pourrait devenir ton prochain relais de croissance.
Prends l’exemple des MRE entrepreneurs qui possèdent déjà un bien au Maroc. Pour diversifier leurs investissements immobiliers ou commerciaux, s’appuyer sur des accords de coopération Sud-Sud permet d’explorer des marchés africains avec la garantie d’un soutien institutionnel marocain, réduisant ainsi l’incertitude liée à l’investissement direct à l’étranger.
Pour aller plus loin
→ Coopération Sud-Sud et opportunités pour la diaspora
Moriginals — 2026-05-21