Croissance marocaine : la BAD prévoit 4,2 % pour 2026
La Banque africaine de développement (BAD) projette une croissance du PIB marocain à 4,2 % en 2026, avec une inflation stabilisée autour de 2,4 %.
En 10 secondes : La Banque africaine de développement (BAD) projette une croissance du PIB marocain à 4,2 % en 2026, avec une inflation stabilisée autour de 2,4 %.
Pourquoi la BAD prévoit-elle une croissance de 4,2 % en 2026 ?
La croissance économique du Maroc devrait atteindre 4,2 % en 2026, selon Hespress FR citant les projections de la Banque africaine de développement (BAD). Cette accélération marque une volonté de dynamiser l’activité nationale après des périodes de volatilité liées aux chocs climatiques et aux tensions inflationnistes mondiales.
Le moteur de cette hausse repose sur une stabilisation macroéconomique et une reprise des investissements structurels. D’après la même source, l’inflation devrait s’établir à 2,4 % en 2026, avant de descendre légèrement à 2,3 % en 2027. Cette maîtrise des prix est fondamentale pour maintenir le pouvoir d’achat local et stabiliser les coûts de construction, un point critique pour les MRE qui bâtissent ou rénovent au pays.
Pour les MRE investisseurs, cette tendance est rassurante. Une inflation maîtrisée signifie que le coût des matériaux de construction et de la main-d’œuvre locale ne devrait pas exploser, sécurisant ainsi son budget de rénovation pour les deux prochaines années.
Quels sont les points de vigilance sur les déficits ?
Le tableau économique présente toutefois des zones de fragilité, notamment au niveau du compte courant et du budget de l’État. Selon la BAD, le déficit du compte courant devrait atteindre 3,5 % du PIB en 2026, pour reculer très légèrement à 3,4 % en 2027. Parallèlement, le déficit budgétaire est projeté à 3,7 % du PIB en 2026, avant de baisser à 3,2 % en 2027.
Le déficit du compte courant reflète l’écart entre ce que le Maroc exporte et ce qu’il importe. Une hausse de ce déficit peut, à moyen terme, mettre une pression sur les réserves de change et influencer la valeur du Dirham (MAD) face à l’Euro ou au Dollar. Si le pays importe massivement pour soutenir sa croissance, la balance commerciale se creuse, rendant l’économie plus dépendante des flux financiers extérieurs, dont les transferts des MRE.
Pour les MRE qui ont une activité au Maroc, ce signal est important. Un déficit courant élevé peut induire une volatilité du change. S’il prévoit d’importer du matériel ou des marchandises pour ses locaux, il doit surveiller le cours du MAD pour optimiser ses transferts de fonds depuis la Belgique.
Comment cette dynamique impacte-t-elle ton patrimoine ?
Une croissance robuste à 4,2 % agit comme un aimant pour les investissements. Lorsque le PIB progresse, la demande intérieure augmente, ce qui soutient généralement les prix de l’immobilier et la rentabilité des projets commerciaux. Pour un binational, c’est le moment où le risque pays diminue et où les opportunités de rendement s’améliorent.
Toutefois, la corrélation entre croissance et déficit budgétaire (3,7 % en 2026) suggère que l’État continue d’investir massivement via la dette. Cela peut se traduire par une maintenance des taux d’intérêt à des niveaux qui ne baisseront pas drastiquement à court terme. Le coût du crédit immobilier au Maroc restera donc un facteur déterminant pour ceux qui ne souhaitent pas investir uniquement en fonds propres.
Prenons le cas des MRE primo-accédants au Maroc. La croissance économique globale assure que leur actif prend de la valeur. Mais le déficit budgétaire rappelle que les conditions de financement dépendent étroitement de la santé financière globale du pays et des décisions de Bank Al-Maghrib.
Ce qu’il faut retenir pour ton portefeuille
L’annonce de la BAD est globalement positive : elle confirme que le Maroc reste une terre d’investissement stable avec une inflation sous contrôle. Cependant, le déficit du compte courant à 3,5 % t’impose une vigilance sur le taux de change.
L’action concrète pour toi : ne transfère pas toutes tes liquidités d’un coup si tu n’as pas d’urgence. Étale tes transferts pour moyenner ton taux de change et profite de la croissance pour identifier des secteurs porteurs (tourisme, industrie verte) plutôt que de te limiter à l’immobilier résidentiel. Pour les MRE du bâtiment, c’est l’occasion de proposer des projets plus ambitieux au Maroc, sachant que l’économie nationale soutient la demande.
Pour aller plus loin
→ Économie marocaine 2026 : tendances clés pour les MRE
Moriginals — 2026-05-26