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Diplomatie

Diplomatie : le dossier du Sahara sort-il du C24 ?

L'ambassadeur Omar Hilale dénonce l'instrumentalisation du Sahara au Comité des 24 (C24), invoquant la primauté du Conseil de sécurité des Nations Unies.

En 10 secondes : L’ambassadeur Omar Hilale dénonce l’instrumentalisation du Sahara au Comité des 24 (C24), invoquant la primauté du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Pourquoi le maintien du Sahara au C24 est-il jugé anachronique ?

L’ambassadeur Omar Hilale considère que la présence de la question du Sahara marocain à l’agenda du Comité des 24 (C24) n’a plus lieu d’être, selon Hespress FR. Ce comité, organe subsidiaire de l’Assemblée générale des Nations Unies, est accusé d’être devenu un espace d’instrumentalisation politique plutôt qu’un outil de résolution efficace.

L’argument central repose sur une base juridique stricte : l’article 12 de la Charte des Nations Unies (art. 12 Charte ONU). Ce texte stipule que tant que le Conseil de sécurité a la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales, l’Assemblée générale et ses organes subsidiaires, comme le C24, ne doivent pas faire de recommandations sur un différend qui est alors en cours de traitement par le Conseil.

Pour la diaspora, cette précision technique est essentielle. Vivant dans un pays où la position diplomatique sur le Sahara est un pilier des relations bilatérales, elle voit dans ce repositionnement une volonté de rationaliser le débat international pour éviter les bruits de fond diplomatiques.

Quel est le rôle pivot de la résolution 2797 du Conseil de sécurité ?

La résolution 2797 du Conseil de sécurité a redéfini la trajectoire du règlement du conflit en traçant la voie vers une solution définitive, d’après Hespress FR. Ce texte met l’accent sur le plan d’autonomie sous souveraineté marocaine comme seule base viable et réaliste pour mettre fin au différend.

Le Conseil de sécurité a également réaffirmé la responsabilité partagée de quatre acteurs clés : le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Polisario. En recentrant le processus politique sur ces parties et sur le Conseil de sécurité, le Maroc cherche à neutraliser les interventions d’États tiers qui utiliseraient le C24 pour maintenir une instabilité régionale ou servir des agendas idéologiques.

L’enjeu est de passer d’une gestion “administrative” et répétitive du dossier au sein de l’Assemblée générale à une gestion “décisionnelle” et contraignante au sein du Conseil de sécurité. Pour la diaspora, comprendre cette nuance permet de mieux décrypter les communiqués officiels lus dans la presse étrangère, où la distinction entre Assemblée générale et Conseil de sécurité est souvent floue.

Pourquoi ce basculement diplomatique te concerne-t-il ?

Le dossier du Sahara n’est pas qu’une question de frontières ; c’est le moteur de la stratégie diplomatique du Maroc. Le fait que le dossier soit désormais piloté par le Conseil de sécurité signifie que les décisions futures seront plus lourdes de conséquences juridiques et moins sujettes à l’opportunisme politique des petits comités.

Si tu vis en Europe, tu observes souvent des tensions ou des rapprochements entre ton pays de résidence et Rabat. Ces mouvements dépendent directement de la reconnaissance internationale de la souveraineté marocaine. Moins il y a d’organes “parasites” comme le C24 pour relancer des débats obsolètes, plus le cadre de négociation devient clair et stable.

C’est une protection contre l’instabilité. Quand le cadre est fixé par le Conseil de sécurité, les déclarations isolées de certains États membres de l’ONU perdent de leur poids institutionnel. Tu peux donc analyser les nouvelles avec plus de recul : le bruit médiatique provient souvent d’organes subsidiaires, tandis que la réalité politique se joue dans le Conseil de sécurité.

Ce qu’il faut retenir pour ton quotidien

Le dossier du Sahara migre vers un cadre plus contraignant et moins politique. Pour toi, MRE, cela signifie que la position du Maroc gagne en cohérence institutionnelle. Pour les investisseurs de la diaspora, cette stabilité diplomatique renforce la confiance globale dans les investissements à long terme au Maroc, car elle réduit les risques de crises diplomatiques imprévisibles liées à des résolutions symboliques mais bruyantes.

Pour aller plus loin

Diplomatie marocaine 2026 : vers un nouveau cadre international


Moriginals — 2026-05-28

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