Sahara marocain : le Maroc demande la clôture du dossier à l'ONU
Le Maroc exige le retrait du dossier du Sahara de la Commission 24 de l'ONU, affirmant que seul le Conseil de sécurité est compétent pour trancher.
En 10 secondes : Le Maroc exige le retrait du dossier du Sahara de la Commission 24 de l’ONU, affirmant que seul le Conseil de sécurité est compétent pour trancher.
Pourquoi le Maroc demande-t-il la clôture du dossier à la Commission 24 ?
Le Maroc, via son représentant permanent auprès des Nations unies, Ahmed Hilal, a appelé à clore définitivement le différend sur le Sahara marocain au sein de la Commission 24, selon Hespress. Cette demande a été formulée lors de la session tenue à Managua, au Nicaragua, du 25 au 27 mai 2026. Pour Rabat, le maintien de cette question dans l’agenda d’une commission secondaire est désormais totalement dépassé.
L’argument central repose sur une hiérarchie institutionnelle stricte : d’après l’article 12 de la Charte des Nations unies, le Conseil de sécurité possède la priorité absolue et l’autorité exclusive sur les instances secondaires pour tout ce qui concerne la paix et la sécurité internationales. En somme, la Commission 24 n’a aucune légitimité juridique pour traiter un sujet dont la résolution relève du plus haut organe décisionnel de l’ONU.
Pour la diaspora attentive à la diplomatie, cette précision juridique est fondamentale. Elle montre que le Maroc ne se contente plus de défendre son dossier, mais qu’il impose un cadre procédural strict pour éviter que le sujet ne soit instrumentalisé dans des forums non compétents.
Quel est l’impact de la résolution 2797 sur ce débat ?
La résolution 2797 du Conseil de sécurité change la donne en établissant le plan d’autonomie, sous souveraineté marocaine, comme la base unique et durable pour une solution politique, selon les faits rapportés par Hespress. Ce texte verrouille l’orientation diplomatique et rend caduques les discussions menées dans des commissions techniques ou administratives comme la Commission 24.
Le Maroc souligne que continuer à débattre du Sahara dans des instances secondaires crée une confusion inutile et ralentit la reconnaissance internationale de la réalité du terrain. La stratégie de Rabat est claire : recentrer tout le dialogue sur le Conseil de sécurité pour valider l’application concrète de la résolution 2797.
Si tu observes les réseaux sociaux ou certains médias européens, tu remarqueras que des tentatives de réactivation du dossier persistent. Mais juridiquement, l’alignement entre la Charte des Nations unies (art. 12) et la résolution 2797 place le Maroc en position de force. Pour la diaspora, cette clarté institutionnelle est rassurante car elle stabilise l’image du Maroc comme partenaire fiable et respectueux du droit international.
Pourquoi ça te concerne en tant que MRE ?
Vivre en Europe ou en Amérique du Nord t’expose à des narratifs contradictoires sur la souveraineté du Maroc. Ce qu’il faut retenir, c’est que le dossier du Sahara sort progressivement des “zones grises” de l’ONU pour être traité uniquement par le Conseil de sécurité.
L’impact pour toi est simple : sois vigilant face aux campagnes médiatiques qui tentent de réactiver ce dossier dans des instances non compétentes. La légitimité internationale du plan d’autonomie est renforcée par ce nettoyage procédural. Le réflexe à adopter est de s’appuyer sur les résolutions du Conseil de sécurité plutôt que sur les rapports de commissions secondaires.
Pour aller plus loin
→ Comprendre la diplomatie marocaine et le plan d’autonomie
Moriginals — 2026-05-28