Grâce royale Aïd al-Adha : 1 376 personnes libérées ou graciées
Le Roi Mohammed VI a gracié 1 376 personnes pour l'Aïd al-Adha 2026, dont 20 condamnés pour terrorisme et des conversions de peines de mort.
En 10 secondes : Le Roi Mohammed VI a gracié 1 376 personnes pour l’Aïd al-Adha 2026, dont 20 condamnés pour terrorisme et des conversions de peines de mort.
Quelle est l’étendue de la grâce royale pour l’Aïd al-Adha ?
Le Roi Mohammed VI a accordé sa grâce à 1 376 personnes à l’occasion de l’Aïd al-Adha 1447/2026, selon le média Alyaoum24. Cette mesure s’inscrit dans la tradition des grâces royales liées aux grandes fêtes religieuses, visant à alléger la charge pénale de certains détenus.
Le bilan détaillé montre que 1 195 des bénéficiaires sont actuellement en détention. Parmi eux, la grande majorité (1 180 personnes) a obtenu une réduction de peine. Le reste des mesures concerne des situations plus lourdes : un détenu a vu sa peine de mort convertie en prison à perpétuité, tandis qu’un autre a vu sa perpétuité transformée en peine déterminée. Enfin, 63 personnes déjà en liberté ont bénéficié d’une grâce sur leur peine d’emprisonnement ou sur le reliquat de celle-ci, d’après la même source.
Pour la diaspora, ce type d’annonce renforce la perception d’un Maroc qui évolue vers une approche plus humaine de sa justice pénale, un point souvent discuté au sein de la diaspora espagnole.
Pourquoi l’inclusion de condamnés pour terrorisme est-elle notable ?
Parmi les 1 376 graciés, 20 personnes condamnées dans des affaires de terrorisme figurent sur la liste, selon Alyaoum24. Cette décision souligne une volonté politique de favoriser la déradicalisation et la réinsertion sociale, même pour les profils les plus sensibles.
L’intégration de ces profils dans les mesures de grâce n’est pas anodine. Elle témoigne d’une stratégie de sécurité basée non seulement sur la répression, mais aussi sur l’ouverture d’une voie de sortie pour ceux qui ont montré des signes de repentir ou de coopération. Cette approche s’aligne sur les standards internationaux de gestion des détenus à risque, où la grâce sert de levier pour encourager le retour à une vie citoyenne normale.
La diaspora suit ces signaux avec attention. L’inclusion de condamnés pour terrorisme dans une grâce royale montre que le Royaume privilégie la stabilité sociale et la réconciliation interne, des éléments rassurants pour les binationaux qui investissent dans le pays.
Ce qu’il faut retenir pour les MRE
Cette grâce royale, bien que symbolique, a un impact concret si tu as des proches en détention au Maroc. Elle rappelle que les procédures de grâce sont actives et peuvent ouvrir des perspectives de réduction de peine ou de libération conditionnelle.
L’action royale sur la conversion des peines de mort et de perpétuité signale également une tendance à la réforme pénitentiaire. Si tu accompagnes des membres de ta famille dans des démarches juridiques au Maroc, c’est le moment de vérifier auprès de tes conseils si des critères de grâce similaires peuvent être invoqués pour des dossiers en cours.
Pour aller plus loin
→ Comprendre le système judiciaire marocain : guide MRE
Moriginals — 2026-05-26