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Société

Culture Maroc-UE : 3 nouveaux leviers pour les jeunes créateurs

Le Maroc et l'UE lancent trois projets majeurs pour booster les industries créatives. Si tu es un artiste MRE, c'est une opportunité rare de financement…

En 10 secondes : Le Maroc et l’UE lancent trois projets majeurs pour booster les industries créatives. Si tu es un artiste MRE, c’est une opportunité rare de financement et de réseau.

Quels sont les nouveaux accords signés entre le Maroc et l’UE ?

Le Maroc et l’Union européenne ont officialisé la signature de trois projets stratégiques dédiés au soutien des industries culturelles et créatives (ICC), selon le média Alyaoum24. Cette cérémonie a été présidée par Mohammed Mehdi Bensaid, ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, et Dimitar Tzanchev, ambassadeur de l’UE au Maroc.

L’objectif affiché est de transformer l’écosystème culturel en un véritable moteur de développement économique et un outil d’inclusion sociale pour la jeunesse. Contrairement aux aides ponctuelles, ces initiatives visent à structurer des filières professionnelles pérennes. D’après la même source, l’accent est mis sur la professionnalisation des métiers de l’art et la création de ponts directs entre les institutions européennes et les talents locaux.

Pour les créateurs de la diaspora, ce type de structure institutionnalisée est essentiel. Elle peut désormais envisager d’intégrer des dimensions artistiques contemporaines dans ses rénovations en s’appuyant sur des réseaux de créateurs officiellement soutenus par l’UE.

Comment fonctionnent concrètement les projets “Iqlaa” et “Hi-Fenn” ?

Le premier grand axe est le projet « Iqlaa pour l’accélération culturelle ». Selon Alyaoum24, ce programme est piloté par Africalia, en collaboration étroite avec la Fondation Hiba et l’Institut français. Son but est d’accélérer la mise sur le marché des projets culturels en offrant un accompagnement technique et financier aux porteurs de projets.

Le second volet, intitulé « Hi-Fenn connect, create resonate », adopte une approche plus transversale. Il est dirigé par l’Institut culturel allemand Goethe, avec le soutien de la Fondation Ali Zaoua et de la fondation Wallonie-Bruxelles. Ce projet mise sur la connectivité et la résonance, encourageant les collaborations interdisciplinaires et les échanges de savoir-faire entre le Maroc et plusieurs pays européens (Allemagne, Belgique, France).

Pour les jeunes créateurs de la diaspora, ces partenariats avec Wallonie-Bruxelles ou l’Institut Goethe sont des portes d’entrée concrètes. S’il souhaite lancer un projet de design ou de média numérique lié à son héritage marocain, il dispose désormais de relais institutionnels dans sa ville de résidence et à Casablanca.

Pourquoi ces industries créatives sont-elles un levier économique ?

L’idée centrale de ces accords est de ne plus considérer la culture comme un simple loisir, mais comme une industrie capable de générer des emplois. En renforçant les ICC, le Maroc et l’UE cherchent à créer un cercle vertueux : formation des jeunes, incubation de projets, puis exportation de contenus culturels.

Le choix des partenaires (Africalia, Goethe, Fondation Hiba) montre une volonté de mixer expertise académique et réalité du terrain. Selon la publication Alyaoum24, l’inclusion sociale est au cœur du dispositif, permettant à des jeunes issus de quartiers périphériques ou de la diaspora d’accéder à des ressources normalement réservées aux élites artistiques.

C’est ici que le rôle des MRE devient stratégique. En étant biculturels, les créateurs de la diaspora servent de “ponts” naturels pour diffuser ces projets. Un artiste vivant à Paris ou Bruxelles peut faciliter l’implantation d’une résidence de création à Casablanca ou Tanger, optimisant ainsi les fonds alloués par l’UE.

Ce qu’il faut retenir pour ton projet

Si tu es un jeune créateur, un designer ou un artiste marocain résidant en Europe, tu ne dois pas attendre que l’information vienne à toi. Ces projets fonctionnent via des appels à propositions et des sessions de candidature.

Le réflexe Moriginal : identifie dès maintenant lequel des trois axes correspond à ton profil. Si tu cherches une accélération business, surveille Africalia et la Fondation Hiba. Si tu es dans une démarche de réseau et de collaboration internationale, tourne-toi vers l’Institut Goethe ou Wallonie-Bruxelles. Prépare un portfolio numérique et un business plan simplifié, car ces institutions privilégient les projets ayant un impact social mesurable.

Pour aller plus loin

Guide des financements culturels MRE


Moriginals — 2026-05-26

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