Everest et Lhotse : l'exploit historique de Nawal Sfendla
Nawal Sfendla devient la première femme marocaine à gravir l'Everest et le Lhotse en une seule poussée. Un record de résilience en "zone de la mort".
En 10 secondes : Nawal Sfendla devient la première femme marocaine à gravir l’Everest et le Lhotse en une seule poussée. Un record de résilience en “zone de la mort”.
Qu’est-ce que l’exploit de Nawal Sfendla exactement ?
Nawal Sfendla a réussi l’ascension simultanée de l’Everest (8 849 m) et du Lhotse (8 516 m) lors d’une seule et même poussée vers les sommets, selon le média Aujourd’hui. Ce double exploit est d’autant plus rare qu’il s’est déroulé intégralement dans ce que les alpinistes appellent la « zone de la mort », c’est-à-dire l’altitude critique située au-dessus de 8 000 mètres.
L’ascension du Lhotse, qui suit immédiatement celle de l’Everest, demande une endurance physique et mentale hors norme. La plupart des grimpeurs redescendent dans des camps plus bas pour récupérer. En choisissant de continuer malgré l’épuisement extrême, l’alpiniste marocaine a repoussé les limites de la physiologie humaine. Ce succès a d’ailleurs été salué au plus haut sommet de l’État, Nawal Sfendla ayant reçu les félicitations du Roi Mohammed VI après son exploit.
Pour toi qui suis les performances des sportifs marocains depuis l’étranger, ce record ne représente pas seulement une victoire athlétique. C’est la preuve que la préparation technique et la force mentale peuvent briser tous les plafonds de verre, qu’ils soient géographiques ou sociétaux.
Comment a-t-elle réussi à braver la “zone de la mort” ?
Le franchissement des deux sommets les plus hauts du monde sans redescente prolongée repose sur une préparation millimétrée. D’après Aujourd’hui, l’alpiniste a elle-même déclaré que ce double sommet était l’aboutissement d’années de préparation rigoureuse et d’une expérience accumulée en haute altitude. La résilience a été le facteur clé pour transformer l’épuisement en moteur.
En zone de la mort, l’oxygène est si rare que le corps commence littéralement à mourir. Chaque pas devient un combat. Réussir l’Everest est déjà un défi immense ; enchaîner avec le Lhotse sans quitter cette zone critique demande une gestion du stress et une connaissance parfaite de son propre corps. C’est l’art de « continuer malgré tout », une philosophie qui place la volonté au-dessus de la douleur physique.
Cette réussite s’inscrit dans une logique de progression. On ne gravit pas le Lhotse après l’Everest sans avoir d’abord dompté des sommets moins élevés. C’est cette approche méthodique, alliée à une détermination sans faille, qui a permis à l’alpiniste de marquer l’histoire du sport marocain.
Pourquoi ce parcours doit-il t’inspirer aujourd’hui ?
L’histoire de Nawal Sfendla résonne particulièrement avec le vécu de la diaspora. Toi qui vis en Europe, au Canada ou ailleurs, tu sais ce que signifie « gravir sa propre montagne ». Que ce soit pour obtenir un diplôme prestigieux, lancer une entreprise ou naviguer entre deux cultures, le sentiment d’épuisement et le doute sont des compagnons fréquents.
L’analogie avec la zone de la mort est frappante : il arrive un moment dans nos projets où l’on a l’impression d’avoir atteint notre limite, où l’air devient rare et où l’envie de redescendre est forte. L’exploit de l’alpiniste marocaine nous rappelle que le sommet se trouve souvent juste après le point où l’on a voulu abandonner. La persévérance n’est pas l’absence de fatigue, mais la capacité à avancer malgré elle.
En voyant une femme marocaine s’imposer sur les cimes les plus hautes de la planète, c’est tout un imaginaire qui se transforme. Cela prouve que les ambitions les plus folles sont accessibles dès lors que la préparation rencontre la volonté. Ton « Everest » personnel, quel qu’il soit, est à ta portée si tu adoptes cette même discipline.
Ce qu’il faut retenir pour ton propre mindset
L’exploit de Nawal Sfendla nous enseigne que l’extraordinaire est simplement l’ordinaire poussé à bout de force. Pour toi, MRE, le message est clair : ne laisse personne définir tes limites. Que tu sois dans le milieu corporate, artistique ou entrepreneurial, l’expérience et la résilience sont tes meilleurs outils. Le réflexe Moriginal : identifie ton sommet pour l’année, prépare ton ascension étape par étape, et quand tu atteindras ta propre « zone de la mort », rappelle-toi que c’est là que commence la vraie victoire.
Pour aller plus loin
→ Héros de la diaspora : des MRE qui écrivent l’histoire
Moriginals — 2026-06-02