Zakaria El Ouahidi : le nouveau visage binational des Lions
Né à Anvers, Zakaria El Ouahidi rejoint les Lions de l'Atlas pour le Mondial 2026. Un choix identitaire fort qui illustre le lien organique entre…
En 10 secondes : Né à Anvers, Zakaria El Ouahidi rejoint les Lions de l’Atlas pour le Mondial 2026. Un choix identitaire fort qui illustre le lien organique entre la diaspora et le Maroc.
Pourquoi la convocation de Zakaria El Ouahidi marque-t-elle un tournant ?
Zakaria El Ouahidi a été officiellement convoqué pour le rassemblement de l’équipe nationale marocaine en vue des finales de la Coupe du Monde 2026, selon Hespress. Ce choix technique s’accompagne d’une dimension symbolique forte : le joueur, né à Anvers, voit en cette sélection l’aboutissement d’un parcours où l’identité marocaine a toujours primé. En intégrant le groupe, il rejoint une dynamique où les talents issus de la diaspora ne sont plus des “invités”, mais des piliers centraux du projet national.
Le joueur a notamment exprimé son admiration pour Achraf Hakimi, affirmant apprendre énormément au contact du capitaine. Cette relation mentor-élève entre deux binationaux montre comment la sélection marocaine est devenue un hub d’excellence où l’expérience des aînés de la diaspora guide les nouveaux arrivants. Pour El Ouahidi, c’est l’occasion de transformer son héritage familial en une réussite sportive concrète sur la scène mondiale.
Pour toi qui suis le parcours des Lions depuis l’étranger, ce profil est familier. C’est l’histoire de nombreux binationaux qui, malgré une formation européenne, ressentent l’appel du pays. La réussite d’El Ouahidi valide l’idée que le talent n’a pas de frontières, mais qu’il a besoin d’une racine pour s’épanouir pleinement.
Quel rôle a joué son parcours en Belgique dans son choix national ?
Zakaria El Ouahidi a révélé ne jamais avoir été appelé dans les sélections belges de jeunes, selon la même source. Loin d’être une frustration, ce manque de reconnaissance dans son pays de naissance a accéléré et conforté son désir de représenter le Maroc. Ce fait souligne une réalité commune à beaucoup de jeunes de la diaspora : le sentiment d’être “trop marocain” pour l’Europe et “trop européen” pour le Maroc. En choisissant le drapeau rouge et vert, El Ouahidi transforme un vide institutionnel belge en une plénitude identitaire marocaine.
Le joueur a également salué la qualité des infrastructures et l’organisation exemplaire de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) lors de ses passages précédents. Ses expériences aux Jeux Olympiques et à la Coupe d’Afrique des moins de 23 ans ont agi comme des déclencheurs. Il y a découvert un environnement professionnel capable de rivaliser avec les standards européens, tout en offrant une chaleur humaine et une ferveur nationale uniques.
Pour la diaspora, ce témoignage est crucial. Il prouve que le choix du Maroc n’est pas un “plan B” ou un choix par défaut, mais une reconnaissance légitime de son identité. Que tu sois né à Anvers, Bruxelles ou Paris, ton lien avec le pays est organique. Le parcours d’El Ouahidi montre que l’absence de reconnaissance dans le pays d’accueil peut devenir le moteur d’une fierté retrouvée.
Pourquoi ça te concerne si tu es binationale ou binational ?
Le cas d’El Ouahidi dépasse le cadre du football. Il parle de ton identité. Pour toi qui es né ou as grandi hors du Maroc, choisir de revendiquer ton héritage — que ce soit par le sport, l’investissement ou la culture — n’est jamais une rupture avec ton pays de résidence. C’est, au contraire, une manière d’enrichir ta personnalité. Comme El Ouahidi, tu peux naviguer entre deux mondes sans avoir l’impression de trahir l’un ou l’autre.
Cette dynamique renforce l’idée que la binationalité est un atout. Être capable de s’adapter aux standards de performance européens tout en vibrant pour les couleurs du Maroc est une force. C’est exactement ce que Zakaria El Ouahidi apporte aux Lions : une rigueur technique belge alliée à une passion marocaine. C’est ce mélange qui rend la sélection actuelle si compétitive et si représentative de la réalité des 5 millions de MRE.
Ce qu’il faut retenir
Le parcours de Zakaria El Ouahidi confirme que le Maroc est devenu une terre d’accueil et d’épanouissement pour ses enfants de la diaspora. Ton identité binationale n’est pas un obstacle, mais un pont. Que tu sois athlète, entrepreneur ou cadre, ton héritage est ta plus grande valeur ajoutée. Le réflexe Moriginal : assume ta double culture, car c’est elle qui te permet d’apporter une perspective unique, tant au Maroc qu’ailleurs.
Pour aller plus loin
→ Identité binationale MRE : entre fierté et reconnaissance
Moriginals — 2026-05-31