Sécurité routière : 38 morts en une semaine dans les villes
La DGSN rapporte 38 décès et 2 002 accidents urbains en une semaine. Pour toi qui conduis au Maroc, la vigilance est maximale.
En 10 secondes : La DGSN rapporte 38 décès et 2 002 accidents urbains en une semaine. Pour toi qui conduis au Maroc, la vigilance est maximale.
Quel est le bilan des accidents urbains selon la DGSN ?
Trente-huit personnes ont perdu la vie et 2 867 autres ont été blessées, dont 157 grièvement, lors de 2 002 accidents de la circulation survenus en périmètre urbain entre le 25 et le 31 mai, selon Hespress. Ce bilan alarmant souligne la dangerosité des trajets à l’intérieur des villes marocaines, même sur de courtes distances.
La diversité des blessures et le nombre élevé de collisions montrent que le risque est omniprésent, quel que soit le type de véhicule. La DGSN a enregistré une fréquence d’accidents presque quotidienne, confirmant que la circulation urbaine reste l’un des points noirs de la sécurité routière nationale.
Pour toi qui reviens au pays pour les vacances ou qui y résides, ces chiffres rappellent que la conduite en ville demande une concentration totale. La densité du trafic et l’imprévisibilité des usagers augmentent drastiquement les risques de collision.
Quelles sont les causes principales de ces drames ?
L’inadvertance des conducteurs, le non-respect de la priorité et l’excès de vitesse figurent en tête des causes, d’après la même source. S’y ajoutent le non-respect des distances de sécurité, la perte de maîtrise du véhicule, la circulation en sens interdit et le franchissement des feux rouges. Plus grave encore, la conduite en état d’ébriété est explicitement citée comme l’un des facteurs déclencheurs.
Ces comportements, souvent liés à une banalisation du risque, transforment des trajets banals en tragédies. Le changement de direction sans clignotant, geste courant mais dangereux, contribue également à l’instabilité du flux urbain.
Si tu as l’habitude de conduire en Europe ou en Amérique du Nord, tu remarqueras que le respect strict des règles n’est pas toujours partagé par tous les usagers locaux. Ta propre discipline est ta meilleure protection, mais elle ne suffit pas si tu ne anticipes pas les erreurs d’autrui.
Comment les autorités réagissent-elles sur le terrain ?
La réponse sécuritaire est massive avec 43 450 contraventions enregistrées sur une seule semaine, selon Hespress. Les autorités ont transmis 7 871 procès-verbaux au Parquet et mis 4 457 véhicules en fourrière. Côté financier, 35 669 amendes transactionnelles ont été recouvrées, pour un montant total de 7 798 625 dirhams perçus.
En plus des amendes, 7 871 documents ont été saisis et 234 véhicules ont été purement et simplement retirés de la circulation. Cette stratégie de répression vise à dissuader les comportements à risque par une pression financière et administrative forte.
Pour la diaspora, cela signifie que les contrôles sont intensifs. Un simple oubli de clignotant ou un excès de vitesse léger peut rapidement mener à une amende transactionnelle ou, dans les cas graves, à une procédure judiciaire devant le Parquet.
Pourquoi ça te concerne concrètement ?
Si tu prévois de conduire dans les villes marocaines, sache que la responsabilité repose avant tout sur ta vigilance. Ne présume jamais que l’autre conducteur respectera la priorité ou s’arrêtera au feu rouge. Le réflexe Moriginal : adopte une conduite défensive, évite absolument l’alcool au volant et vérifie systématiquement tes documents de bord pour éviter les complications lors des contrôles DGSN.
Pour aller plus loin
→ Vivre au Maroc : guide de la sécurité et du quotidien
Moriginals — 2026-06-04