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Éducation

Universités marocaines : vers une scission des établissements à accès ouvert

Le gouvernement marocain adopte le décret N° 2.25.561 pour restructurer les universités à accès ouvert. Objectif : plus de spécialisation…

En 10 secondes : Le gouvernement marocain adopte le décret N° 2.25.561 pour restructurer les universités à accès ouvert. Objectif : plus de spécialisation et un meilleur encadrement.

Qu’est-ce que le nouveau décret universitaire 2.25.561 ?

Le Conseil de gouvernement a adopté le projet de décret N° 2.25.561, qui vient modifier et compléter le décret N° 2.90.554 relatif aux établissements universitaires et aux résidences universitaires, selon le média Aujourd’hui. Ce texte marque une volonté de rupture avec l’ancien cadre réglementaire en place depuis 1990 pour adapter la gouvernance académique aux besoins actuels du marché du travail.

Le cœur de cette réforme repose sur la restructuration et la scission de certains établissements universitaires dits « à accès ouvert ». L’idée est de diviser des structures devenues trop massives pour gagner en agilité. En fragmentant ces entités, l’État souhaite renforcer la spécialisation académique et optimiser l’efficacité de la formation et de la recherche scientifique. Selon la même source, cette mutation vise avant tout à améliorer l’encadrement stratégique des étudiants et des enseignants.

Pour toi qui observes l’évolution du système éducatif marocain depuis l’étranger, c’est le signe d’une transition vers un modèle plus segmenté, cherchant à sortir du schéma des facultés “usines” pour aller vers des pôles de compétences plus précis.

Pourquoi scinder les facultés à accès ouvert ?

La scission des établissements répond à un problème de saturation et de dilution des ressources. En réduisant la taille administrative des facultés, le gouvernement espère accroître la qualité de l’encadrement. D’après Aujourd’hui, l’objectif est de permettre une meilleure gestion des flux d’étudiants et une spécialisation plus fine des cursus, évitant ainsi des diplômes trop généralistes qui peinent à s’insérer professionnellement.

Cette réforme touche également la gestion des résidences universitaires, point névralgique pour des milliers d’étudiants. En modernisant le cadre juridique via le décret N° 2.25.561, l’administration cherche à aligner la logistique et l’hébergement sur les nouvelles exigences de performance académique. Le passage d’un modèle centralisé à un modèle scindé devrait, en théorie, faciliter la mise en œuvre de programmes de recherche plus ciblés et plus attractifs pour les partenaires internationaux.

Pour la diaspora, cette évolution est intéressante car elle pourrait modifier la manière dont les diplômes sont perçus à l’international. Une spécialisation accrue rend souvent les équivalences plus simples et les compétences plus lisibles pour les recruteurs en Europe ou en Amérique du Nord.

Pourquoi ça te concerne, même si tu vis à l’étranger ?

Bien que ce décret concerne la gouvernance interne, il impacte indirectement tous les MRE liés au monde académique. Si tu as des enfants qui envisagent des études au Maroc, ou si tu es toi-même un chercheur binational, la structure des établissements détermine la qualité des partenariats et la reconnaissance des diplômes.

Une université mieux structurée et plus spécialisée est une université qui attire davantage de conventions internationales. Pour la diaspora, cela signifie potentiellement de nouvelles opportunités de bourses, des programmes d’échanges plus fluides et des collaborations de recherche plus pointues. C’est un signal que le Maroc cherche à professionnaliser son enseignement supérieur pour le rendre plus compétitif.

Ce qu’il faut retenir pour la suite

Le décret N° 2.25.561 est un outil de gestion. L’impact réel se mesurera à la vitesse de déploiement de ces scissions et à la capacité des nouvelles entités à proposer des formations innovantes. Le réflexe Moriginal : surveille les nouveaux pôles de spécialisation qui émergeront, car ils seront les futurs points d’entrée pour investir dans le savoir ou accompagner des talents marocains.

Pour aller plus loin

Investir dans l’éducation au Maroc : opportunités et cadre


Moriginals — 2026-06-04

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