Cinéma : Nabil Ayouch prépare « Court, et sans larmes »
Le cinéaste Nabil Ayouch lance son nouveau projet « Court, et sans larmes » avec Nisrine Al-Radi. Un film hybride, marocain et international, à surveiller.
En 10 secondes : Le cinéaste Nabil Ayouch lance son nouveau projet « Court, et sans larmes » avec Nisrine Al-Radi. Un film hybride, marocain et international, à surveiller.
Qu’est-ce que « Court, et sans larmes » ?
Nabil Ayouch a officiellement annoncé le lancement des préparatifs de son prochain long-métrage intitulé « Court, et sans larmes », selon Hespress. Le réalisateur, connu pour sa capacité à bousculer les lignes et à porter des sujets sociétaux forts, a partagé les premières images des coulisses sur ses réseaux sociaux. Il y décrit son équipe technique et artistique comme une « équipe de rêve », signalant ainsi une ambition élevée pour ce nouveau projet.
Le film se distingue d’emblée par sa composition : il mêlera des acteurs marocains et des figures internationales. Cette approche hybride est une signature d’Ayouch, qui cherche constamment à créer des ponts entre le regard local et la réception mondiale. Le casting est déjà marqué par la présence de Nisrine Al-Radi dans un rôle principal, une actrice dont le jeu et la présence à l’écran apportent une profondeur psychologique souvent recherchée dans le cinéma d’auteur contemporain.
Pour toi qui suis le cinéma marocain depuis l’étranger, ce projet s’inscrit dans une lignée de films qui ne se contentent pas de décrire le Maroc, mais qui le questionnent. Le choix d’un casting international suggère une volonté d’exporter le récit marocain vers des publics diversifiés, renforçant ainsi la visibilité de la culture nationale sur la scène mondiale.
Pourquoi ce duo Ayouch et Al-Radi est-il stratégique ?
L’association entre Nabil Ayouch et Nisrine Al-Radi représente un signal fort pour l’industrie cinématographique marocaine, d’après la publication Hespress. Ayouch possède une maîtrise reconnue des circuits de distribution européens et une habitude des grands festivals, tandis qu’Al-Radi incarne une nouvelle génération d’actrices capables de porter des récits complexes et nuancés. Cette synergie laisse présager une œuvre qui pourrait, une fois encore, devenir un candidat sérieux pour les sélections officielles des festivals de catégorie A, comme Cannes ou Venise.
Le cinéma d’Ayouch a toujours su capter l’essence des contradictions marocaines, et l’intégration d’acteurs internationaux permet d’élargir le spectre narratif. En mêlant des langues et des cultures, le réalisateur crée un miroir dans lequel la diaspora peut se reconnaître : ce sentiment d’être à la fois d’ici et d’ailleurs. Le titre même, « Court, et sans larmes », suggère une approche peut-être plus concise ou une volonté de traiter le drame sans tomber dans le pathos classique, privilégiant une forme de pudeur ou d’ironie.
Pour la diaspora, ce genre de production est essentiel. Elle permet de maintenir un lien intellectuel et émotionnel avec le pays via des œuvres qui ne sont pas seulement touristiques, mais artistiquement exigeantes. C’est une manière de voir le Maroc évoluer à travers le prisme d’un cinéaste qui n’a pas peur de prendre des risques.
Pourquoi ça te concerne ?
Si tu es passionné par la culture marocaine et son rayonnement international, ce film est un rendez-vous à anticiper. Le cinéma est l’un des vecteurs les plus puissants pour comprendre les mutations sociales du Royaume. En suivant le tournage via les réseaux sociaux du réalisateur, tu restes connecté à l’effervescence créative du pays.
L’impact pour toi est double. D’abord, c’est une opportunité de découvrir une œuvre qui sera probablement accessible dans les cinémas d’Europe et d’Amérique du Nord grâce à sa dimension internationale. Ensuite, c’est un excellent sujet de discussion et de partage avec ta famille restée au Maroc. Le cinéma crée un langage commun qui transcende la distance géographique. Le réflexe Moriginal : dès la sortie des premières bandes-annonces, organise une sortie ciné avec tes proches ou discute des thématiques abordées lors de ton prochain voyage au pays.
Pour aller plus loin
→ Cinéma marocain à l’ère de la diaspora
Moriginals — 2026-06-07