Aller au contenu principal
Moriginals — média de référence des MRE Rechercher
Économie

Hydrogène vert : le Maroc accélère ses projets à Dakhla et Laâyoune

Le Maroc valide des études clés pour l'hydrogène vert à Dakhla et Laâyoune. Un tournant foncier et technique qui ouvre des portes aux investisseurs MRE.

En 10 secondes : Le Maroc valide des études clés pour l’hydrogène vert à Dakhla et Laâyoune. Un tournant foncier et technique qui ouvre des portes aux investisseurs MRE.

Qu’est-ce qui vient de se passer pour l’hydrogène vert ?

Le Maroc a franchi une étape concrète dans le déploiement de son “Offre Maroc Hydrogène Vert” avec la validation d’études majeures pour les régions de Dakhla Oued-Eddahab et Laâyoune Sakia–Al-Hamra. Lors des réunions du Comité de suivi tenues le 11 juin 2026 à Rabat, sous la présidence du ministre délégué Karim Zidane, les premiers livrables techniques et fonciers ont été officiellement validés, selon L’Économiste.

Cette avancée signifie que le pays ne se contente plus d’intentions politiques, mais passe à la phase d’exécution industrielle. Deux consortiums majeurs, ORNX Morocco et Taqa-Moeve, sont actuellement en phase avancée de développement pour créer des projets intégrés. L’objectif est de transformer le potentiel éolien et solaire exceptionnel du Sud en molécules vertes exportables, positionnant ainsi le Royaume comme un hub énergétique mondial d’ici la fin de l’année 2026.

Pour toi qui suis l’économie marocaine depuis l’étranger, c’est le signe que le Sud devient le nouveau centre de gravité des investissements lourds. Ce n’est plus seulement une question d’infrastructure routière ou touristique, mais une mutation industrielle profonde qui redessine la valeur du foncier dans ces régions.

Pourquoi le foncier est-il le point critique de ces projets ?

La validation des livrables fonciers mentionnée par L’Économiste est l’élément le plus stratégique de cette annonce. Dans les projets d’énergies renouvelables (EnR) à grande échelle, la sécurisation du terrain est souvent le principal goulot d’étranglement. En débloquant les contrats fonciers pour les consortiums ORNX Morocco et Taqa-Moeve, l’État marocain réduit drastiquement le risque opérationnel pour les investisseurs et les partenaires techniques.

L’hydrogène vert nécessite des surfaces massives pour installer les parcs éoliens et solaires qui alimentent les électrolyseurs. La capacité du gouvernement à orchestrer cette mise à disposition du sol montre une volonté d’accélérer le calendrier. Selon la même source, 2026 est l’année décisive pour consolider le statut du Maroc comme acteur mondial des molécules vertes.

Pour la diaspora, cela change la perception du risque. Quand l’État sécurise le foncier pour des consortiums internationaux, cela crée un écosystème de confiance. Si tu envisages d’investir indirectement via des fonds ou des partenariats, sache que la phase la plus complexe — l’accès à la terre — est en train d’être résolue pour ces projets phares.

Quelles opportunités cela crée-t-il pour la diaspora ?

L’arrivée de consortiums comme Taqa-Moeve et ORNX Morocco ne se limite pas à la construction d’usines. Ces projets intégrés vont générer un besoin massif en services périphériques : ingénierie, logistique spécialisée, maintenance industrielle et conseil juridique. C’est ici que les MRE, particulièrement ceux évoluant dans les secteurs de l’énergie, de la tech ou du droit des affaires en Europe et en Amérique du Nord, ont une carte à jouer.

L’Offre Maroc Hydrogène Vert est conçue pour attirer des capitaux, mais aussi des compétences. La diaspora peut intervenir à plusieurs niveaux : comme consultants experts pour les sous-traitants, comme investisseurs dans des PME locales fournissant ces géants, ou même via des véhicules d’investissement collectif spécialisés dans la transition énergétique.

Toi qui possèdes une expertise technique à l’étranger, sache que le besoin en transfert de compétences sera colossal. Le Maroc ne cherche pas seulement des financements, mais des ponts opérationnels avec les marchés européens (notamment l’Allemagne et la Belgique) qui seront les principaux clients de cet hydrogène vert.

Pourquoi Dakhla et Laâyoune sont-elles les zones cibles ?

Le choix de Dakhla Oued-Eddahab et Laâyoune Sakia–Al-Hamra n’est pas fortuit. Ces régions possèdent les meilleurs indices de productivité éolienne et solaire du pays, conditions sine qua non pour produire un hydrogène vert compétitif. La proximité avec les côtes facilite également l’exportation par voie maritime vers l’Europe, réduisant ainsi les coûts de transport des molécules vertes.

L’accélération validée le 11 juin 2026 confirme que le Sud devient un laboratoire industriel. Au-delà de l’énergie, cela va stimuler la création d’emplois locaux et l’urbanisation de zones jusqu’ici peu industrialisées. D’après L’Économiste, l’intégration de ces projets dans la stratégie nationale vise une souveraineté énergétique totale et une diversification des revenus d’exportation.

Pour les MRE qui possèdent des biens ou des intérêts dans le Sud, cette dynamique industrielle va mécaniquement augmenter l’attractivité de la région. On assiste à un glissement : Dakhla ne sera plus seulement la destination “nature et kite-surf”, mais un pôle énergétique majeur.

Ce qu’il faut retenir pour ton portefeuille

L’hydrogène vert n’est plus un concept théorique au Maroc, c’est un chantier foncier et technique lancé. Si tu souhaites t’impliquer, ne regarde pas seulement les grands consortiums, mais surveille les appels d’offres de Masen (Moroccan Agency for Sustainable Energy) et les besoins en sous-traitance spécialisée.

L’impact concret pour toi est double : une valorisation potentielle des actifs dans le Sud et une opportunité de repositionner ton profil professionnel vers des projets d’envergure nationale. Le réflexe Moriginal : commence à mapper les entreprises européennes qui font partie de ces consortiums pour identifier les points d’entrée possibles.

Pour aller plus loin

Guide investissement durable MRE


Moriginals — 2026-06-14

← Retour au fil d'actualité