Escobar du Sahara : verdicts et lourdes peines à Casablanca
La Cour d'appel de Casablanca a tranché le dossier « Escobar du Sahara ». Entre acquittement et condamnations allant jusqu'à 9 ans de prison ferme.
En 10 secondes : La Cour d’appel de Casablanca a tranché le dossier « Escobar du Sahara ». Entre acquittement et condamnations allant jusqu’à 9 ans de prison ferme.
Quelles sont les peines prononcées dans l’affaire « Escobar du Sahara » ?
La chambre criminelle élémentaire de la Cour d’appel de Casablanca a rendu ses verdicts définitifs dans l’affaire surnommée « l’Escobar du Sahara », selon le média Alyaoum24. Le tribunal a distribué des peines de prison ferme et des amendes significatives pour la majorité des accusés, tout en prononçant l’acquittement complet pour l’un d’entre eux.
Les condamnations les plus lourdes, s’élevant à neuf ans de prison ferme assorties d’une amende de 250 000 DH, ont frappé Abderrahim Baïoui, Larbi Taybi et Ismaïl El Maallem. Un groupe plus large, comprenant Allal Hajji, Ahmed Hajji, Slimane Hajji, Abdelkader Abdellaoui, Abdelkader Benouda et Jamal Mohajer, a été condamné à huit ans de prison ferme avec une amende beaucoup plus élevée, atteignant 700 000 DH. Enfin, Salima Belhachemi et Fouad El Yazidi ont écopé de six ans de prison ferme et 120 000 DH d’amende, d’après la même source.
Pour la diaspora, ce verdict marque la fin d’un feuilleton judiciaire qui a captivé l’opinion publique marocaine et internationale, illustrant la fermeté des autorités face aux réseaux de trafic et de blanchiment d’argent à grande échelle.
Comment le tribunal a-t-il justifié ces décisions ?
Le tribunal a choisi de confirmer l’intégralité des décisions préliminaires du procès, rejetant systématiquement les arguments de la défense. Selon Alyaoum24, les exceptions soulevées par les avocats concernant la prescription des faits ont été purement et simplement écartées par la Cour d’appel. Cette décision montre que la justice marocaine a considéré les preuves comme suffisantes et les faits comme trop graves pour être effacés par le simple passage du temps.
Au-delà des peines privatives de liberté, la justice a frappé au portefeuille et dans la structure même du réseau. Le tribunal a ordonné la confiscation des fonds issus des activités illégales et la destruction systématique des documents falsifiés utilisés pour masquer les transactions ou l’origine des capitaux. Cette approche vise non seulement à punir les individus, mais à démanteler l’infrastructure financière du groupe.
Pour toi qui suis l’actualité juridique du pays, cela confirme une tendance vers une application plus stricte des lois contre la criminalité financière, un signal fort envoyé à tous ceux qui utiliseraient le territoire pour des montages illégaux.
Pourquoi ça te concerne même sans impact direct ?
Bien que ce dossier ne touche pas directement les démarches administratives ou fiscales des MRE, il est essentiel de comprendre le climat judiciaire actuel. Ce verdict montre que le Maroc renforce sa lutte contre le blanchiment d’argent et la fraude documentaire. Pour la diaspora, cela signifie que la vigilance est de mise lors de transactions immobilières ou financières complexes au pays : assure-toi toujours que tes interlocuteurs sont transparents et que tes contrats sont blindés juridiquement.
Le réflexe Moriginal : ne jamais laisser ton nom ou ton compte bancaire être utilisé pour des transferts de fonds dont tu ne maîtrises pas l’origine, même pour rendre service à un proche. La justice marocaine, comme le montre l’affaire « Escobar du Sahara », ne fait plus de distinction lorsque les montages sont frauduleux.
Pour aller plus loin
→ Sécuriser tes investissements au Maroc : le guide
Moriginals — 2026-06-26