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Société

Azemmour : le festival Arwah Ghiwane célèbre l'héritage féminin

La 3e édition du festival Arwah Ghiwane s'est clôturée à Azemmour. Cette année, l'accent a été mis sur la contribution des femmes à la mémoire Ghiwane.

En 10 secondes : La 3e édition du festival Arwah Ghiwane s’est clôturée à Azemmour. Cette année, l’accent a été mis sur la contribution des femmes à la mémoire Ghiwane.

Qu’est-ce que le festival Arwah Ghiwane ?

Le festival Arwah Ghiwane a clôturé sa troisième édition les 11 et 12 juin 2026 dans la ville d’Azemmour, selon le média Alyaoum24. Cet événement, soutenu par le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication ainsi que par le Conseil régional de Casablanca-Settat, se veut un sanctuaire pour la préservation de l’un des courants musicaux les plus influents du Maroc. L’espace « La Capitainerie » a servi de cadre à la cérémonie finale, transformant le bord de l’oued Oum Er-Rbia en un lieu de mémoire collective.

Le festival ne se contente pas de jouer des morceaux classiques ; il cherche à maintenir vivante la philosophie des Ghiwane, mêlant poésie sociale, engagement et sonorités traditionnelles. Pour toi qui es loin du pays, c’est l’assurance que ce patrimoine, qui a bercé plusieurs générations de Marocains, continue d’évoluer et de rayonner au-delà des archives sonores.

Pourquoi l’édition 2026 a-t-elle mis les femmes à l’honneur ?

L’édition 2026 a marqué un tournant symbolique en mettant en lumière la présence et l’influence féminine dans l’héritage du phénomène Ghiwane, d’après la même source. La clôture a été marquée par la participation active du groupe Les Ghiwania, ainsi que par les interventions des filles de figures emblématiques comme Lemchaheb et Takda. Cette approche permet de déconstruire l’image strictement masculine du mouvement original pour révéler une transmission intergénérationnelle et inclusive.

La présence du groupe Mesnawa, composé de membres fondateurs, aux côtés de ces voix féminines, a créé un pont entre l’origine du mouvement et sa mutation contemporaine. Ce dialogue artistique montre que l’esprit Ghiwane n’est pas figé dans le temps, mais qu’il s’adapte aux réalités sociales actuelles, notamment en donnant une place centrale aux femmes dans la transmission de la mémoire culturelle marocaine.

Comment cet événement reconnecte la diaspora à ses racines ?

Pour la diaspora, et particulièrement pour toi qui as des racines à Azemmour ou dans la région de Casablanca-Settat, ce festival est bien plus qu’un simple concert. C’est un vecteur d’identité. Le courant Ghiwane a toujours été le porte-voix des aspirations populaires et de la dignité, des valeurs qui résonnent fortement chez les binationaux cherchant à maintenir un lien authentique avec leur terre d’origine.

Participer, même à distance, à la célébration de cet héritage, c’est refuser l’oubli. C’est une occasion de partager avec tes enfants ou tes proches à l’étranger l’histoire d’une musique qui a su transformer la souffrance en poésie et la contestation en art. En soutenant ces initiatives, la diaspora contribue indirectement à la sauvegarde d’une « âme » marocaine qui refuse de s’effacer face à la mondialisation culturelle.

Pourquoi ça te concerne aujourd’hui ?

Si tu souhaites transmettre ton identité marocaine à la génération suivante, t’intéresser aux festivals comme Arwah Ghiwane est essentiel. Ce n’est pas seulement une question de musique, mais de compréhension des codes sociaux et historiques du Maroc. Le réflexe Moriginal : profite de ton prochain séjour à Azemmour pour explorer la Capitainerie et t’imprégner de l’atmosphère de cette ville qui devient, le temps d’un festival, le cœur battant de la mémoire musicale du pays.

Pour aller plus loin

→ Héritage culturel marocain : entre mémoire et innovation


Moriginals — 2026-06-17

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