Culture : l'exposition de Soumiya Jalal s'installe à Casablanca
L'exposition « De fil en mémoire : 2004-2026 » de Soumiya Jalal ouvre à la Villa des Arts de Casablanca. Un voyage textile sur la mémoire et l'identité.
En 10 secondes : L’exposition « De fil en mémoire : 2004-2026 » de Soumiya Jalal ouvre à la Villa des Arts de Casablanca. Un voyage textile sur la mémoire et l’identité.
Qu’est-ce que l’exposition « De fil en mémoire » ?
L’exposition « De fil en mémoire : 2004-2026 » de l’artiste Soumiya Jalal est ouverte à la Villa des Arts de Casablanca du 25 juin au 20 septembre 2026, selon le média Aujourd’hui. Cet événement, organisé par la Fondation Al Mada en partenariat avec Art First Galerie, propose une rétrospective profonde et matérielle du travail de l’artiste.
Le cœur de l’œuvre repose sur l’utilisation du textile, non pas comme simple artisanat, mais comme un véritable langage plastique. L’exposition retrace 22 ans de recherches artistiques intenses, transformant le fil et le tissu en vecteurs de transmission. L’objectif est d’explorer la relation entre le corps, l’espace et le temps, en utilisant la matière pour fixer des souvenirs ou tracer des territoires invisibles.
Pour toi qui voyages entre deux continents, cette approche du textile résonne avec les codes de la transmission familiale. Le fil devient ici le symbole du lien qui ne rompt jamais, reliant le passé au présent, et le territoire d’origine à l’exil ou à la distance.
Pourquoi le textile est-il au cœur de cette démarche ?
Le textile est utilisé par Soumiya Jalal comme un outil de mémoire et de territoire, d’après la publication Aujourd’hui. Sur une période s’étendant de 2004 à 2026, l’artiste a développé une grammaire où le tissage, la couture et la superposition de matières servent à exprimer des concepts abstraits comme la nostalgie ou l’appartenance.
L’œuvre ne se contente pas de décorer ; elle archive. Chaque pièce exposée à la Villa des Arts fonctionne comme une strate géologique de l’identité marocaine, mêlant techniques traditionnelles et visions contemporaines. Cette démarche permet de questionner la manière dont nous conservons nos traces dans un monde qui s’accélère, où le numérique remplace souvent le toucher.
Pour la diaspora, cette exploration est fondamentale. Le textile est souvent l’un des rares objets physiques que l’on transporte dans ses valises lors d’un départ ou d’un retour : un tapis, un caftan, un linge ancien. En voyant ces œuvres, tu réalises que la matière peut porter une charge émotionnelle et historique bien plus forte que n’importe quel document administratif.
Comment l’œuvre dialogue-t-elle avec l’identité marocaine ?
L’exposition dialogue avec l’identité marocaine en déconstruisant l’image figée de l’artisanat pour l’élever au rang d’art contemporain, selon la même source. En occupant l’espace de la Villa des Arts, Soumiya Jalal impose une vision où la mémoire n’est pas une nostalgie passive, mais une matière active que l’on peut manipuler, recoudre et réinventer.
Le parcours artistique de 22 ans montre une évolution vers une abstraction qui parle à tout le monde, indépendamment de la langue. Le territoire n’est plus seulement une frontière géographique, mais un espace intérieur. L’œuvre invite le visiteur à se demander ce qui, dans son propre parcours, a été « tissé » avec le temps, et ce qui a été laissé en suspens.
Pour toi qui vis en Europe, cette exposition est une invitation à te reconnecter à ton héritage sans filtre. Elle montre que la créativité marocaine actuelle sait puiser dans ses racines pour parler des thématiques universelles de l’existence, comme la perte, la reconstruction et la permanence. C’est une preuve que ton identité binationale est une richesse, un fil tendu entre deux mondes.
Ce qu’il faut retenir pour ton prochain voyage
Si tu prévois de passer l’été à Casablanca ou dans les environs, l’exposition de Soumiya Jalal est une étape incontournable pour sortir des circuits touristiques classiques. C’est l’occasion de découvrir comment l’art contemporain marocain s’empare de la mémoire pour créer un dialogue avec le présent.
Le réflexe Moriginal : profite de ta visite à la Villa des Arts pour observer comment les matériaux utilisés rappellent ceux de ton enfance ou de ta famille. C’est dans ce détail, dans le grain du tissu ou la couleur du fil, que se niche la véritable reconnexion avec ton territoire. Note bien la date de fermeture le 20 septembre pour ne pas manquer ce rendez-vous.
Pour aller plus loin
→ Culture MRE : entre mémoire et création
Moriginals — 2026-06-25