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Société

Patrimoine : 2,5 MMDH pour sauver les ksour et kasbahs

Le ministère de la Culture débloque 2,5 MMDH pour restaurer les ksour et kasbahs. Une chance pour la diaspora de protéger ses racines architecturales.

En 10 secondes : Le ministère de la Culture débloque 2,5 MMDH pour restaurer les ksour et kasbahs. Une chance pour la diaspora de protéger ses racines architecturales.

Quel est l’objectif de ce plan de sauvegarde ?

Le ministère de la Culture a lancé un appel à projets massif pour la préservation des ksour et kasbahs, doté d’un budget de 2,5 milliards de dirhams, selon Medias24. Ce programme vise à stopper la dégradation accélérée de ces structures en terre, emblématiques du Sud marocain, qui subissent de plein fouet l’érosion climatique et l’abandon progressif.

L’initiative ne se contente pas d’une simple rénovation esthétique. Elle cherche à réhabiliter la fonction sociale de ces lieux en encourageant des projets qui allient conservation technique et dynamisme économique local. L’enjeu est de transformer ces vestiges en pôles d’attraction touristique durable ou en espaces de vie modernisés, tout en respectant les matériaux traditionnels comme le pisé.

Pour toi qui as des racines dans ces régions, c’est le signal que l’État investit enfin dans la structure même de l’identité rurale marocaine, souvent délaissée au profit des grandes métropoles.

Comment fonctionne l’appel à projets du ministère ?

Le dispositif repose sur un système d’appels à projets ouverts, d’après la même source. Le ministère ne se contente pas de gérer les fonds en interne, mais sollicite des propositions concrètes pour identifier les sites prioritaires et les méthodes de restauration les plus adaptées. Ce budget de 2,5 MMDH doit permettre de couvrir l’expertise technique, la main-d’œuvre spécialisée et l’achat de matériaux biosourcés.

La stratégie consiste à cibler les zones où le risque d’effondrement est imminent, tout en favorisant les projets qui intègrent une dimension de développement communautaire. L’idée est d’éviter la “muséification” des villages pour privilégier une approche où le patrimoine devient un moteur de revenus pour les habitants restés sur place.

Pour la diaspora, cela signifie que le cadre institutionnel est désormais en place pour soutenir des initiatives de sauvegarde, à condition qu’elles s’inscrivent dans les critères techniques et administratifs fixés par le ministère de la Culture.

Pourquoi ce plan est-il crucial pour la mémoire collective ?

La perte d’un ksar ou d’une kasbah n’est pas seulement une perte architecturale, c’est l’effacement d’une archive sociale. Ces constructions racontent l’organisation collective, la gestion de l’eau et la défense des territoires dans le Sud. Selon Medias24, l’urgence est réelle car beaucoup de ces édifices sont aujourd’hui dans un état de délabrement avancé, menaçant la sécurité des riverains.

En investissant 2,5 MMDH, le Maroc tente de réconcilier modernité et tradition. Le défi est immense : former une nouvelle génération d’artisans capables de travailler la terre, alors que le béton a longtemps été privilégié. C’est une bataille contre l’oubli et contre l’uniformisation des paysages marocains.

Pour toi, binational ou expatrié, ces lieux sont souvent le point d’ancrage de ton histoire familiale. Voir ces structures sauvées, c’est garantir que les générations futures de la diaspora pourront encore toucher du doigt la réalité matérielle de leurs ancêtres.

Ce que ça change pour ton lien avec le pays

Si tu possèdes des biens familiaux dans le Sud ou si tu souhaites investir dans la préservation de ton village d’origine, ce programme change la donne. Tu peux désormais suivre activement les appels à projets via le portail du ministère de la Culture pour proposer des contributions ou soutenir des initiatives locales.

Plutôt que de tenter une rénovation isolée et parfois maladroite avec des matériaux inadaptés, l’opportunité est ici de t’aligner sur un cadre national structuré. Le réflexe Moriginal : identifie les associations locales sérieuses dans ta région d’origine et encourage-les à postuler à ces aides, ou propose ton expertise technique si tu travailles dans l’architecture ou l’urbanisme à l’étranger.

Pour aller plus loin

→ Patrimoine et diaspora : comment rester connecté au Maroc


Moriginals — 2026-06-22

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