Nationalité espagnole : un nouveau projet de loi pour les Sahraouis
L'Espagne étudie l'octroi de la nationalité aux Sahraouis nés sous administration espagnole. Un texte qui pourrait impacter certains membres…
En 10 secondes : L’Espagne étudie l’octroi de la nationalité aux Sahraouis nés sous administration espagnole. Un texte qui pourrait impacter certains membres de la diaspora.
Qu’est-ce que ce projet de loi espagnol ?
L’Espagne envisage d’accorder la nationalité espagnole aux Sahraouis nés durant la période où le Sahara occidental était sous administration espagnole, selon Jeune Afrique. Ce projet de loi vise à régulariser le statut juridique de personnes nées dans un contexte colonial spécifique, en leur offrant un accès formel à la citoyenneté espagnole.
Le texte s’appuie sur le principe de la naissance sur un territoire administré par Madrid avant le retrait de l’Espagne. Il ne s’agit pas d’une ouverture généralisée, mais d’une mesure ciblée sur une cohorte précise définie par des critères temporels et géographiques stricts. Le projet est actuellement en cours de débat parlementaire, ce qui signifie que les modalités finales de mise en œuvre peuvent encore évoluer avant son adoption définitive.
Pour toi qui as des racines ou des liens familiaux avec le Sahara occidental, ce texte représente une reconnaissance administrative d’un fait historique, transformant un lien colonial passé en un droit civil actuel.
Quelles sont les conditions pour en bénéficier ?
L’accès à cette nationalité est strictement conditionné à la date de naissance et au lieu de naissance, d’après la même publication. Seuls les individus nés pendant l’administration espagnole du territoire sont concernés. Cette fenêtre temporelle exclut donc toutes les générations nées après le départ des troupes et des administrateurs espagnols.
Au-delà de la date, le demandeur devra fournir des preuves administratives irréfutables de sa naissance sous cette administration. Cela implique la présentation d’actes de naissance ou de documents d’identité d’époque validés par les autorités compétentes. Le processus de vérification risque d’être complexe pour ceux dont les archives ont été perdues ou endommagées au fil des décennies de conflits et de déplacements de population.
Pour la diaspora, cela signifie que le droit ne sera pas transmis automatiquement par filiation simple si le parent n’était pas lui-même né sous administration espagnole. La condition de naissance est le pivot central de ce dispositif juridique.
Pourquoi ça te concerne et quel impact pour la diaspora ?
L’impact est direct pour les MRE ayant des attaches familiales dans le Sahara occidental. Si certains de tes parents ou grands-parents remplissent ces critères, l’obtention d’un passeport espagnol change radicalement la donne en termes de mobilité, de droits sociaux et d’accès au marché du travail au sein de l’Union européenne.
C’est l’opportunité d’une double nationalité qui facilite les allers-retours entre le Maroc, l’Espagne et le reste de l’espace Schengen. Pour beaucoup de familles de la diaspora, c’est une manière de sécuriser un statut légal dans un pays où ils résident déjà ou avec lequel ils entretiennent des liens économiques forts.
Cependant, reste vigilant : tant que le texte n’est pas promulgué et publié au Journal Officiel de l’État (BOE) en Espagne, aucune demande ne peut être déposée. Le réflexe Moriginal est de commencer dès maintenant à rassembler et numériser tous les actes de naissance anciens de ta lignée pour être prêt le jour où les guichets ouvriront.
Pour aller plus loin
→ Gérer sa double nationalité : guide pratique
Moriginals — 2026-04-25